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Timbres Cérès non dentelés - Première émission de France

Cérès non dentelé 1849-1850

Sous-catégories

  • N°1 - Cérès 10c...

    01  CONTEXTE HISTORIQUE

    C'est le 1er janvier 1849 que le premier timbre-poste est émis en France, à l'initiative du directeur général des Postes, Étienne Arago. Cette émission inaugure une grande réforme postale : un tarif simplifié et bon marché, proportionnel au poids du pli, sans rapport avec la distance pour la France, et un paiement à l'avance par l'expéditeur.

    Le timbre au 10 centimes bistre-jaune, créé par la loi du 15 mai 1850, est destiné à l'affranchissement des lettres locales circulant à l'intérieur d'un même bureau de poste, ainsi qu'à certaines catégories d'imprimés. Bien qu'il soit chronologiquement le dernier émis de la première série des Cérès, il reçoit traditionnellement le numéro 1 dans les catalogues de cotation.

    02  MOTIF & GRAVURE

    Le motif du premier timbre de France se devait de symboliser la République. À l'issue d'un concours, le projet du graveur général des Monnaies Jean-Jacques Barre est adopté. Il représente une allégorie de la liberté, personnifiée sous les traits d'une tête de femme couronnée de feuilles d'olivier, de vigne et d'épis de blé — la déesse de l'abondance : Cérès.

    La matrice réalisée par Barre est conçue pour accueillir les goujons portant la valeur faciale, permettant de l'adapter à chaque timbre de la série. L'impression est confiée à Anatole Hulot, retenu notamment pour sa compétitivité tarifaire — 1,50 F pour mille timbres — face à son concurrent anglais Perkins, inventeur du premier timbre anglais.

  • N°2 - Cérès 15c Vert

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le timbre au 15 centimes vert fait partie de la toute première émission de timbres-poste français, mise en circulation le 1er janvier 1849, dans le cadre de la grande réforme postale instaurée par la loi du 24 août 1848 et le décret du 17 novembre 1848. Cette réforme, portée par Étienne Arago, directeur général des Postes, s'inspire du modèle britannique du Penny Black (1840).

    Cette valeur de 15 centimes est destinée à l'affranchissement des lettres simples de moins de 7,5 grammes circulant dans le régime intérieur, ainsi qu'à certaines catégories d'imprimés. Le tarif est désormais uniforme sur tout le territoire, indépendant de la distance — une révolution pour l'époque. Le 15c vert est émis simultanément avec le 20c noir et le 1 franc vermillon, formant le socle de la première série postale française sous la Deuxième République.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est identique à celui de l'ensemble de la première série : une allégorie de la République sous les traits de Cérès, déesse romaine de l'agriculture, représentée de profil, couronnée de feuilles d'olivier, de vigne et d'épis de blé. Cette effigie est l'œuvre du graveur général des Monnaies, Jean-Jacques Barre (1793-1855), retenu à l'issue d'un concours. La matrice originale, conçue pour accueillir des goujons interchangeables portant la valeur faciale, permet de décliner le motif sur chaque timbre de la série.

    L'impression est réalisée en typographie (impression en relief) à l'Atelier du timbre, sous la direction d'Anatole Hulot. Les clichés sont obtenus par galvanoplastie (électrotypie) à partir du poinçon original gravé par Barre. Le timbre est imprimé sur papier vergé, en feuilles de 150 exemplaires (10 colonnes × 15 rangées), et livré non dentelé — la dentelure n'apparaîtra en France qu'en 1862. Les exemplaires étaient découpés aux ciseaux ou au couteau, ce qui explique la grande variabilité des marges.

  • N°3 - Cérès 20c Noir...

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le 20 centimes noir est le tout premier timbre-poste français, effectivement mis en vente le 1er janvier 1849. Son émission découle de la loi du 24 août 1848, votée sous la Deuxième République, et du décret d'application du 17 novembre 1848. Cette réforme postale, portée par Étienne Arago, directeur général des Postes, s'inspire directement du modèle britannique du Penny Black (1840).

    La valeur de 20 centimes correspond au tarif de la lettre simple de moins de 7,5 grammes pour l'ensemble du territoire français, quelle que soit la distance — une révolution par rapport à l'ancien système où le tarif variait selon l'éloignement. Le timbre est imprimé en noir sur papier teinté jaune, ce choix de papier coloré ayant pour but de rendre la falsification plus difficile et de mieux distinguer les différentes valeurs faciales.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est l'œuvre du graveur général des Monnaies, Jean-Jacques Barre (1793-1855), retenu à l'issue d'un concours. Il représente Cérès, déesse romaine de l'agriculture, de profil, couronnée de feuilles d'olivier, de vigne et d'épis de blé — allégorie choisie pour symboliser la République, le contexte politique de la Deuxième République excluant le portrait d'un souverain.

    L'impression est réalisée en typographie (impression en relief) à l'Atelier du timbre, sous la direction d'Anatole Hulot. Les clichés sont obtenus par galvanoplastie à partir du poinçon original. Le timbre est imprimé sur papier teinté jaune, en feuilles de 150 exemplaires (10 colonnes × 15 rangées), et livré non dentelé — les exemplaires étaient découpés aux ciseaux ou au couteau par les postiers.

  • N°4 - Cérès 25c Bleu

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le timbre au 25 centimes bleu est émis le 1er janvier 1850, complétant la première série de timbres-poste français inaugurée un an plus tôt. Son émission s'inscrit dans le cadre de la loi du 24 août 1848 et du décret du 17 novembre 1848, qui instaurent un tarif postal uniforme sur l'ensemble du territoire, indépendant de la distance.

    La valeur de 25 centimes correspond au tarif de la lettre simple de plus de 7,5 grammes et jusqu'à 15 grammes pour le régime intérieur, ainsi qu'à l'affranchissement de lettres à destination de certains pays étrangers selon les conventions postales bilatérales en vigueur. Ce timbre reste en usage sous la Deuxième République jusqu'à son remplacement par les émissions au type Napoléon III à partir de 1852-1853.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est identique à l'ensemble de la série Cérès : une allégorie de la République sous les traits de Cérès, déesse romaine de l'agriculture, représentée de profil, couronnée de feuilles d'olivier, de vigne et d'épis de blé. L'effigie est l'œuvre du graveur général des Monnaies, Jean-Jacques Barre (1793-1855), dont la matrice originale, munie de goujons interchangeables pour la valeur faciale, permet de décliner le motif sur chaque timbre de la série.

    L'impression est réalisée en typographie à l'Atelier du timbre, sous la direction d'Anatole Hulot. Les clichés, obtenus par galvanoplastie à partir du poinçon original, permettent une reproduction fidèle en grande quantité. Le timbre est imprimé en bleu — les nuances vont du bleu clair au bleu foncé selon les tirages — sur papier vergé, en feuilles de 150 exemplaires, et livré non dentelé.

  • N°5 - Cérès 40c Orange

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le timbre au 40 centimes orange fait partie de la première série de timbres-poste français, émise à partir du 1er janvier 1849 sous la Deuxième République. Son émission s'inscrit dans la grande réforme postale instaurée par la loi du 24 août 1848 et le décret du 17 novembre 1848, qui introduisent le timbre-poste en France sur le modèle du Penny Black britannique.

    La valeur de 40 centimes correspond principalement au tarif de la lettre simple à destination de l'étranger (certaines destinations selon les conventions postales) et au port de la lettre du deuxième échelon de poids pour le courrier intérieur. La série Cérès reste en usage jusqu'en 1852, date à laquelle elle est remplacée par les émissions à l'effigie de Napoléon III, à la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 et de la proclamation du Second Empire.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est identique à l'ensemble de la série : Cérès, déesse romaine de l'agriculture et des moissons, représentée de profil, couronnée d'épis de blé, de feuilles d'olivier et de vigne. L'effigie, gravée par Jean-Jacques Barre (1793-1855), graveur général des Monnaies, est inscrite dans un médaillon ovale portant la mention « REPUB. FRANC. » en haut et la valeur faciale « 40c » en bas.

    L'impression est réalisée en typographie à l'Atelier du timbre, sous la direction d'Anatole Hulot. Les clichés sont obtenus par galvanoplastie à partir du poinçon original gravé par Barre. Le timbre est imprimé en orange — les nuances varient de l'orange clair à l'orange foncé selon les tirages — sur papier teinté, en feuilles de 150 exemplaires, et livré non dentelé. Les exemplaires sur lettres à destination de l'étranger sont particulièrement recherchés par les collectionneurs.

  • N°6 - Cérès 1f Carmin

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le 1 franc carmin fait partie de la toute première série de timbres-poste français, émise le 1er janvier 1849 sous la Deuxième République. Valeur faciale la plus élevée de la série, le 1 franc est destiné à l'affranchissement des lettres à destination de l'étranger, des lettres lourdes dépassant les échelons de poids couverts par les valeurs inférieures, ainsi que des plis contenant des valeurs déclarées (lettres chargées).

    Son tirage fut nettement inférieur à celui du 20 centimes noir, les besoins postaux pour cette forte valeur faciale étant limités. Le N°6 se distingue du N°7 (1 franc vermillon) uniquement par sa nuance de couleur : le carmin, rouge profond tirant vers le cramoisi, correspond aux tirages courants, tandis que le vermillon, rouge-orangé vif, ne concerne que le tout premier tirage réalisé avec une encre à base de sulfure de mercure (cinabre). L'expertise de cette nuance est délicate et requiert un certificat d'authenticité.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est identique à l'ensemble de la série : Cérès, déesse romaine de l'agriculture, de profil, couronnée d'épis de blé, de feuilles d'olivier et de vigne. L'effigie, gravée par Jean-Jacques Barre (1793-1855), graveur général des Monnaies, est inscrite dans un médaillon portant « REPUB. FRANC. » en haut et la valeur « 1F » en bas.

    L'impression est réalisée en typographie à l'Atelier du timbre, sous la direction d'Anatole Hulot. Les clichés sont obtenus par galvanoplastie à partir du poinçon original. Le timbre est imprimé en carmin (rouge profond) sur papier teinté, en feuilles de 150 exemplaires, et livré non dentelé. Les exemplaires sur lettre, notamment les plis à destination de l'étranger ou les lettres chargées, sont particulièrement prisés des collectionneurs.

  • N°7 - Cérès 1f Vermillon

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le 1 franc vermillon est l'un des timbres les plus rares et les plus précieux de la philatélie française et mondiale. Émis le 1er janvier 1849 dans le cadre de la première série de timbres-poste français, il correspond au tout premier tirage du 1 franc, réalisé avec une encre à base de sulfure de mercure (cinabre), donnant un rouge-orangé vif caractéristique — le vermillon.

    Ce tirage initial fut extrêmement limité — quelques milliers de feuilles seulement — avant que l'encre ne soit remplacée par le carmin (N°6), plus stable et moins coûteux. L'usage postal du 1 franc vermillon est identique à celui du carmin : affranchissement des lettres pour l'étranger, des lettres lourdes et des plis de valeur déclarée. La distinction entre le N°7 et le N°6 repose exclusivement sur la nuance de couleur : le dessin, la gravure, le papier et la valeur faciale sont strictement identiques. L'identification correcte requiert une expertise philatélique et un certificat d'authenticité est indispensable pour toute transaction.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est identique à l'ensemble de la série : Cérès, déesse romaine de l'agriculture, de profil, couronnée d'épis de blé, de feuilles d'olivier et de vigne. L'effigie, gravée par Jean-Jacques Barre (1793-1855), graveur général des Monnaies, est inscrite dans un médaillon portant « REPUB. FRANC. » et la valeur « 1F ». Barre, également auteur des premières monnaies de la Deuxième République, conçut une matrice unique avec goujons interchangeables pour adapter la valeur faciale à chaque timbre.

    L'impression est réalisée en typographie à l'Atelier du timbre, sous la direction d'Anatole Hulot. Les clichés sont obtenus par galvanoplastie à partir du poinçon original. Le timbre est imprimé en vermillon (rouge-orangé vif) sur papier teinté, en feuilles de 150 exemplaires, et livré non dentelé. Un exemplaire oblitéré de qualité se négocie à plusieurs dizaines de milliers d'euros ; un exemplaire neuf ou sur lettre peut dépasser les six chiffres.

  • N°8 - Cérès 20c Bleu

    01 CONTEXTE HISTORIQUE

    Le 20 centimes bleu (Yvert N°8) est une réémission du type Cérès réalisée en 1862, et non une émission originale de 1849. Cette réémission s'explique par une période de transition logistique : tandis que les nouvelles planches du type Empire dentelé (les premiers timbres dentelés de France) sont en cours de préparation, l'administration des Postes décide de réimprimer certaines valeurs du type Cérès à partir des planches originales pour assurer la continuité du service postal.

    La durée de circulation de cette réémission fut très courte — quelques mois tout au plus — le type Empire dentelé ayant rapidement pris le relais. Cette brièveté d'usage rend les exemplaires oblitérés avec oblitération d'époque authentique particulièrement rares et recherchés. La majorité des exemplaires connus sont neufs, issus de stocks restés invendus. Les oblitérations de complaisance ou les annulations ultérieures sont fréquentes et la prudence est de mise.

    02 MOTIF & GRAVURE

    Le motif est identique à celui des émissions originales de 1849 : Cérès, déesse romaine de l'agriculture, de profil, couronnée d'épis de blé, de feuilles d'olivier et de vigne. L'effigie est l'œuvre de Jean-Jacques Barre (1793-1855), graveur général des Monnaies, décédé sept ans avant cette réémission — confirmant que les planches originales ont été réutilisées.

    La réémission se distingue des originales de 1849 par plusieurs caractéristiques techniques : un papier blanc, plus mince et plus lisse (contre le papier teinté jaunâtre des originales), une gomme blanche (contre une gomme souvent brunâtre), et une impression plus nette et régulière (les planches ayant reposé). Le timbre reste non dentelé — paradoxe notable puisqu'il est contemporain de l'introduction de la dentelure en France — car il est imprimé à partir des anciennes planches, avec l'ancien procédé typographique.

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